Le mal des Bleues
Par Cédric Callier, 30-07-2012
Comme trop souvent, l’équipe de France n’a pas été capable de confirmer son exploit initial contre la Norvège en concédant un match nul face à l’Espagne ce lundi. Et encore, cela aurait pu être pire…
Deux jours après son exploit contre la Norvège, l’équipe de France a bien failli retomber lourdement sur terre face à l’Espagne. En effet, il a fallu un petit miracle pour que les Bleues arrachent le point du match nul (18-18) alors que la formation ibérique avait la situation bien en mains à moins de deux minutes de la fin. Mais même si le pire a été évité, l’avertissement se veut clair : les Françaises peuvent battre n’importe qui, mais aussi perdre contre n’importe qui.
La gardienne espagnole brille
Preuve en était la sombre première période des Tricolores. Pourtant, au bout de cinq minutes de jeu, tout allait bien pour les filles d’Olivier Krumbholz. La défense était bien en place avec une Amandine Leynaud immédiatement dans la lignée de sa superbe performance contre la Norvège et l’attaque tournait efficacement (2-0). Malheureusement, ce tableau quasiment idyllique n’allait pas tarder à se ternir. Et comme d’habitude avec les Françaises, le bât commençait par blesser sur le plan offensif. Ainsi, la gardienne espagnole Silvia Navarro Jimenez s’offrait un petit festival personnel en réalisant la bagatelle de 11 parades lors de la seule première période, ce qui était symptomatique du gâchis hexagonal au tir. A l’image du tandem Allison Pineau-Mariama Signate, auteur d’un triste 0/8 lors des trente premières minutes de jeu. Conséquence, l’Espagne prenait la direction des opérations grâce à un 6-0 (2-6, 11e) qui en disait long sur les tourments tricolores. D’autant plus qu’en fin de première période, les Bleues ne profitaient pas d’une double supériorité numérique en raison d’erreurs à gogo (passage en force, balle perdue, tirs ratés…).
Pineau arrache le nul
Inutile donc de préciser qu’à la pause, atteinte sur un débours de trois unités (7-10), Krumbholz avait dû sérieusement souffler dans les bronches de ses joueuses. Mais si cela avait pour mérite de les réveiller sur le plan de l’agressivité, en revanche, en attaque, le mal demeurait profond, avec en plus un manque de réussite flagrant en raison de poteaux récalcitrants (10-13, 40e). Et les affaires tricolores se compliquaient encore davantage avec la troisième exclusion pour deux minutes de Signate, ce qui était synonyme de carton rouge (49e). Le seul motif d’espoir ? Leynaud, qui réalisait des miracles dans son but et qui évitait au navire tricolore de sombrer. Et comme par miracle, sous l’impulsion de son dernier rempart, la France réagissait enfin. Pendant dix minutes, les Ibères ne marquaient plus et le suspense était totalement relancé (16-16, 55e). Sauf que Marta Mangue redonnait de nouveau deux longueurs d’avance aux siennes à 1’12’’ de la fin (16-18). La messe était-elle dite ? Non, car Claudine Mendy, puis Pineau à 5 secondes de la fin, arrachaient un improbable point (18-18). De quoi se réjouir sur l’instant, mais pas de quoi oublier tous les ratés d’un mauvais jour…
Résultats du Groupe B :
Corée du Sud-Danemark 25-24
France-Espagne 18-18
A venir
Suède-Norvège
La journée en images :








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