Thank you and goodbye, Mr Phelps !
Par Cédric Voisard, 05-08-2012
À 27 ans, l’Américain a tiré sa révérence après une 22e médaille olympique. Épilogue d’un champion en or.
A Londres
C’est sur une vingt-deuxième et dernière médaille olympique, la dix-huitième en or, que l’Américain Michael Phelps, 27 ans, a tiré samedi soir sa révérence à l’issue du 4 × 100 m 4 nages. Il va falloir s’y habituer. C’en est fini de sa dégaine d’oiseau des mers sur les plages de départ, de ses claquements d’ailes sur les plots, de ses curées aquatiques comme un squale déboule dans le fretin. Invincible. Inexorable. Seigneur de l’onde. Pour tous les nageurs du monde, il était la référence, la cible, un phare. Ils ne cherchaient pas l’or, ils cherchaient à le battre. Ils devront trouver l’énergie pour éclairer la natation d’une nouvelle lumière.
L’Américain n’était pas venu à Londres dans la forme pékinoise qui lui avait permis, il y a quatre ans, de claquer un record historique de huit titres. Il n’empêche que des sept épreuves inscrites à son programme 2012, il a extrait quatre ors (100 m papillon, 200 m 4 nages, relais 4 × 200 m et 4 × 100 m 4 nages) et deux argents (200 m papillon et 4 × 100 m). De quoi devenir l’athlète le plus médaillé de l’histoire, le plus titré, et le premier à aligner trois sacres de rang dans la même épreuve. De quoi mettre fin à l’overdose de chlore sous les coups de perche de Bob Bowman, entraîneur de toujours et père de substitution.
Douze années durant, « MP » a patiemment détruit les statistiques. Mais jamais il n’a réellement su délivrer la procuration de ses victoires. Une sorte de Pete Sampras des bassins. Si fort mais si peu charismatique. Il lâche aujourd’hui : « J’ai toujours dit que je ne nagerais jamais jusqu’à 30 ans. J’ai atteint tous mes objectifs, je suis devenu le meilleur nageur de tous les temps, ce n’est pas la peine d’aller plus loin. » Tout près, une nouvelle vie.
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